Conseils et ressources

Quand le malheur frappe : trouver de l’appui, offrir son soutien et apprendre à faire face

By P. Lloyd, directrice principale, Services cliniques, Novus Santé

La fin de semaine dernière, l’un des plus violents typhons de l’histoire a frappé l’archipel des Philippines. Selon les premières estimations, au moins 10 000 personnes auraient été tuées. En date du 11 novembre 2013, on ne dénombrait officiellement que 942 victimes, mais ce bilan était provisoire. Il est particulièrement difficile d’être loin pendant qu’une catastrophe frappe son pays. On peut être envahi par un sentiment d’impuissance, accablé par le chagrin et l’inquiétude.

Que l’on soit en voyage ou que l’on vive ailleurs, le premier réflexe est souvent de prendre le premier avion, train ou autobus pour se rendre sur les lieux. Mais cet élan de bravoure n’est peut-être pas la meilleure façon d’agir. Essayez d’abord de communiquer avec vos proches par téléphone ou par courriel, mais ne soyez pas étonné s’il est extrêmement difficile de les joindre. Les réseaux de communication locaux sont souvent surchargés dans les situations d’urgence et il peut s’écouler plusieurs jours avant que vous ne réussissiez à entrer en contact avec quelqu’un qui pourra vous donner des nouvelles.

Le site Web du gouvernement du Canada www.voyage.gc.ca affiche des avertissements destinés aux Canadiens qui voyagent ou vivent à l’étranger, et il est mis à jour régulièrement. On y trouve également un lien vers le service d’alerte rapide aux crises humanitaires (accessible en anglais seulement), qui permet d’obtenir des données courantes sur tous les pays du monde.

La Croix-Rouge des Philippines (accessible en anglais seulement) a conseillé aux personnes qui sont à la recherche de parents ou d’amis de s’adresser au service de réunification des familles des Services sociaux en appelant au (code de pays 63) 09175328500. Il faut être patient et rester calme, car cette ligne pourrait être inondée d’appels. N’oubliez pas que les premiers constats sont souvent exagérés et que le bilan final peut être moins grave qu’on ne l’avait cru au départ.

Même Google a lancé un service de localisation de personnes (accessible en anglais seulement) et une application mobile. Si vous décidez d’utiliser cet outil, faites attention aux renseignements personnels que vous transmettez par Internet. Dans le chaos qui suit les catastrophes naturelles, les cas de vol d’identité augmentent.

L’une des meilleures choses à faire en cas de catastrophe est de vous occuper de vous et de vos proches. Mangez bien, parlez à vos amis et aux membres de votre famille et évitez de refouler vos émotions. Aidez les plus jeunes à bien réagir en leur expliquant ce qui s’est passé. Pour les jeunes enfants, faire un dessin représentant ce qu’ils ressentent peut être extrêmement bénéfique.

Quelqu’un a dit : « Il n’y a que dans l’adversité qu’on découvre la vraie valeur des êtres. » Les gens du monde entier ont la capacité de nous étonner par leur sollicitude et leur compassion dans l’adversité. Soutenez ceux qui vous entourent en sachant les écouter quand ils ont besoin de s’exprimer, en étant présent à leurs côtés et en étant compatissant devant une telle tragédie.